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Vive la paresse : apprendre à ne rien faire

  • Photo du rédacteur: Priscilia
    Priscilia
  • il y a 2 jours
  • 3 min de lecture

Si tu as lu mon dernier article sur l’essentialisme, tu sais qu'à la fin on parlait de comment, pour moi, avoir la volonté de ralentir n’est pas de la paresse. Et ça m'a fait réfléchir.

 

On a un malaise collectif avec le fait de ne rien faire.

 

La paresse, c'est une insulte qu'on utilise depuis longtemps.


femme qui brode

Mais qu'est-ce que c'est, au fond, la paresse ?

 

Le Robert dit : comportement d'une personne qui évite l'effort.

 

Le Larousse dit : comportement de quelqu'un qui répugne à l'effort, au travail, à l'activité.

 

Ici on comprend que : éviter l’effort = négatif.

 

Oui si on évite l’effort 100% du temps, c’est négatif. MAIS il faut l’éviter un peu chaque jour, chaque semaine.

 

Il ne faut pas tomber dans la croyance que la vie doit être difficile et surchargée tout le temps. Qu'on doit toujours se battre pour réussir. Jamais arrêter à tout prix.

 


Et qu’est-ce que ça amène comme conséquences de jamais ralentir ?

 

En n'arrêtant jamais, on n'a pas de recul. On ne peut pas voir la vue d'ensemble et décider de réagir de manière consciente.

 

Tout nous semble également urgent, également important.

 

C’est en s'arrêtant qu’on peut se rendre compte que ce n'est pas ça, la vraie vie.

 

Mais encore une fois, c'est difficile à faire. Le vide nous fait peur parce que ça nous laisse seuls avec nous-mêmes.

 

Sauf que c'est exactement là que de belles choses arrivent. C’est en ayant des moments de vide que nous avons de nouvelles pensées, idées et que nous pouvons pleinement ressentir nos émotions.  

 


D'où vient ce malaise avec la paresse ?

 

C'est ancré depuis notre enfance. On nous apprend à FAIRE, à trouver un jeu dès que l'ennui arrive. Mais on nous apprend pas à tolérer cette ennui, à lui faire même de la place.


Résultat? On devient rapidement excellent à faire, faire, faire... et on associe ennui à "mauvais".


Notre malaise avec la paresse remonte même depuis plus loin encore. On se rappelle que dans la religion la paresse est un péché capital. À l'époque de la Renaissance, c'était même considéré comme une maladie.

 

Le livre Paresse, histoire d'un péché capital d'André Rauch explore ça en profondeur. Il démontre à quel point la valeur d'un homme a longtemps été liée à son travail. Et il mentionne que, pourtant, la paresse est aussi un moment de bonheur, de plaisir.

 

 

Alors, comment commencer à ne rien faire ?

 

Deux pistes concrètes :

 

1.     Observer nos réflexes

 

La prochaine fois que tu as un moment libre, remarque ce que tu fais instinctivement : prendre ton cell, mettre un podcast ou de la musique… pour ne pas être seule avec toi-même. On remplit chaque petit vide pour rendre nos journées encore plus intenses.

 

2.     Creuser ton inconfort à ne rien faire

 

Pose-toi ces questions :

 

  • D'où vient cet inconfort ?

  • Quand est-ce que ça a commencé ?

  • Est-ce qu'enfant, tu étais capable de n'avoir rien de prévu ? Comment tu réagissais ?

  • Comment tes parents ou ta famille réagissaient à l'inactivité ?

  • Qu'est-ce que tu te dis quand tu ne fais rien ? Quand tu vois quelqu'un ne rien faire ?

 

3.     S'exercer comme un muscle

 

Ça s'apprend, comme un sport. On devient meilleure avec le temps.

Commence avec un temps court et une activité relaxante : lire, dessiner, jardiner… Quelque chose où le silence peut t'entourer.

 

Et graduellement, augmente le temps à ne rien faire.

 


Ne rien faire, ce n'est pas de la paresse au sens négatif du terme. C'est s'offrir le recul nécessaire pour voir sa vie clairement, laisser de l'espace aux belles choses et refuser que la surcharge devienne la norme.

 

Si tu as envie de choisir cette voie de la lenteur, inscris-toi à Faire moins, vivre plus


Ce dont tu as besoin, ce n’est pas de te faire donner des trucs pour mieux gérer ton temps. C’est de te donner la permission et les outils pour vivre différemment.

 

Vivre une vie dans laquelle tu connais tes vraies priorités, tu as un horaire qui respire, une charge mentale mieux partagée, des repas planifiés sans y penser et une vie plus légère.

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