Comment je suis passée de la fille « dépendante » au fromage à celle qui n’en consomme plus!

25.10.2018

 

D’où je suis partie ou portrait de la Priscilia d’il y a quelques années 

 

 

 

 

Du plus loin que je me souvienne, j’ai toujours été une grande amoureuse du fromage en plus d’en avoir toujours été intolérante. Je suis née intolérante au lactose, mais je consommais tout de même des produits qui en contenaient tous les jours. J’aimais beaucoup trop le fromage pour m’en passer et donc je prenais même des « chances » à en mangeant lors de soirées ou de réceptions en sachant pertinemment que si cela ne passait pas j’allais gâcher ma journée ou soirée… Ça vous donne une idée d’à quel point j’étais « dépendante » de cet aliment.

 

 

 

 

J’étais déjà végétarienne (je le suis devenue à partir de l’âge de 12 ans), mais je disais à tous ceux qui me demandaient si j’étais végétaRienne ou végétaLienne que jamais je ne deviendrais ce deuxième choix de réponse, car c’était 1) beaucoup trop extrême pour moi et 2) je ne pourrais jamais me passer du fromage.

 

 

 

C’est tout de même ironique que, quelques années plus tard, je suis maintenant végétalienne et blogueuse sur le sujet. 

 

 

Désir de changer 

 

 

Il y environ 3 ans (je perds le fil du temps qui passe toujours trop vite), j’ai décidé de faire le défi végane 21 jours pour le plaisir de réaliser un défi. C’est à ce moment que j’ai réalisé que manger végétalien était beaucoup plus facile que je pensais et que mon dieu que je me sentais mieux dans mon corps (ça paraît logique en sachant que j’avais une intolérance au lactose, mais, demandez-moi pas pourquoi, cela m’a tout de même surprise). Le changement s’est alors fait naturellement et graduellement : j’ai arrêté de consommer des œufs, du lait, du yogourt, etc. Jusqu’à ce qu’on arrive au fromage que j’avais gardé en dernier! 

 

 

Comment j’ai retiré graduellement le fromage de mon quotidien 

 

 

Comme première étape, j’ai décidé de retirer ou remplacer le fromage dans les plats que cela me dérangeait le moins; qu’il allait le moins me manquer. Peut-être que vous allez trouver ça choquant, mais je n’ai jamais vraiment été en amour fou avec la pizza et donc cela ne me dérangeait pas d’en retirer le fromage. Ça alors été le premier repas sans cet aliment et j’ai ensuite continué mon cheminement graduellement avec d’autres repas. Le but était alors de retirer le fromage dans les repas dont cela m’importait peu de ne plus en contenir jusqu’à ceux que j’avais de la difficulté à voir sans (comme la poutine ou encore les nachos). 

 

 

Pendant cette première étape, je me suis aussi mise à la quête de fromages végétaliens qui allaient me plaire. J’en ai goûté beaucoup pour en venir au constat que ceux-ci étaient mes préférés : 

 

 

  • Ceux de Gusta qui sont parfaits pour gratiner.

  • Ceux de Vegnature qui sont des fromages à tartiner dé-li-cieux (ils sont comparables à des fromages de chèvre). 

  • Sheese de Bute Island : j’aime tous leurs fromages, mais je capote sur leurs fromages à la crème que je trouve identiques à ceux de vache. 

  • Zengarry et spécialement pour leur brie double crème. 

  • Ceux de Nuts For Cheese qui sont extrêmement bons! Sérieusement, essayez-les avant de dire que vous n'aimez pas les fromages végétaliens. 

 

 

Comme deuxième étape, j’ai ensuite dû apprendre à cuisiner avec ces nouveaux fromages. Je dirais que ça été assez facile! Les versions végétaliennes se cuisinent de façon assez semblable que celles « traditionnelles » par la seule différence qu’elles sont parfois plus longues à fondre. On prend alors l’habitude de mettre les repas gratinés un peu plus longtemps à «Broil » au four, à les râper au lieu de les couper en tranches ou encore à les faire chauffer plus longtemps. Personnellement, je ne trouve pas que c’est un gros compromis. 

 

 

Petite confidence 

 

 

Dans ce changement alimentaire, quelque chose m’a réellement surprise : de constater à quel point nos goûts peuvent changer. Au début, j’étais tellement habituée au goût du fromage de vache que je ne « trippais » jamais à 100% sur un fromage végétalien. Je recherchais sans cesse un goût semblable au brie ou encore au feta que j’aimais tant alors c’était difficile pour moi d’apprécier pleinement le goût des fromages végétaux. Avec le temps, j’ai réalisé que j’aimais de plus en plus mon fromage végé en plus de commencer à en aimer d’autres que j’avais pourtant goûtés quelques mois plus tôt et que je n’avais pas vraiment appréciés. Vraiment étonnant! 

 

 

Où j’en suis aujourd’hui 

 

 

Aujourd’hui, je suis très loin de la fille d’il y a quelques années. Je ne me sens plus « dépendante » ou « amoureuse folle » des fromages de vache et j’adore ceux végétaliens que je consomme quelques fois par semaine ou par mois. J’ai aussi beaucoup plus d’énergie au quotidien et je suis enfin libérée des désagréments de mon intolérance au lactose. 

 

 

Par contre, pour être tout à fait honnête, je ne dirais pas que je suis maintenant « parfaite » en termes de végétalisme (vous connaissez sûrement ma vision : je ne désire pas me taper sur la tête lors « d’écarts », mais je tente tout de même de faire de mon mieux chaque jour). Il m’arrive encore, à de très rares occasions, de consommer des produits contenant des produits laitiers. J’avoue néanmoins ne plus vraiment apprécier ceux-ci et je vise alors une amélioration de ce côté au cours des années à venir.

 

 

 

Selon moi, aucun être humain n’est parfait ou ne peut l’être, mais l’important c’est de vouloir sans cesse évoluer, apprendre à mieux faire et tendre à être la meilleure version de soi-même.  

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